Ose ! Recherche le désert, la solitude.
Renonce d’abord à la conscience commune,
Et après, on verra.

Leon CHESTOV

Retraite spirituelle autour du Ventoux et du pays de Sault

Retraite spirituelle autour du Ventoux et du pays de Sault

Laurence Bertagnol est marcheuse et psychanalyste à Saint Christol. Elle propose des retraites spirituelles autour du Ventoux et du pays de Sault.

Lettre au lecteur

Lecteur, vous voilà arrivé sur ces pages.
Qu’est-ce donc qui vous y amène ?
Un malaise, un mal-être, une quête, une curiosité…un appel !

Culte de la performance, sommation au dépassement de soi, guérison, très vite s’est imposé à moi la nécessité de me situer loin de toute volonté pseudo thérapeutique, de toute méthode promettant des lendemains qui chantent.

Vous accompagner sur les chemins que j’ai fréquentés, chemins de montagne ou bien de l’esprit et de l’inconscient, vous permettre de trouver en vous ce qui vous redresse quand vous êtes à terre, voilà mon territoire.
Et si la météo nous est favorable, vous aider à trouver l’élan qui vous fera passer ce col de montagne que je n’atteindrai que derrière vous. Et dont vous me raconterez les couleurs et les brumes, car vous y aurez la joie et le frémissement du premier Homme.

Vous faire passer l’espace, le vent, l’air, le silence et surtout œuvrer avec vous dans un sur-mesure, au plus près de ce que voudrez bien me dire de vous. En cet instant.
Car je ne sais ce que fut hier ni ce que sera demain.

Lorsque le « hasard » vous mènera dans mon gîte vous mettre quelque temps en retrait d’une vie qui ne ressemble que peu à la Vie, arrivé à ce point où vous pressentez que vous la perdez à vouloir la gagner, à vouloir tenir, occupé que vous êtes, lecteur, le plus souvent à remplir le temps plus qu’à le vivre, peut-être pourrons-nous échanger quelques mots sur votre Temps intérieur.
Et alors vous poser, accepter l’inutile, et la fuite bienheureuse.

Accueillir ce qui est là : oui, de cet acte j’ai un brin de certitude, le quotidien nous ayant tant éloigné du cœur, des tripes et de l’instinct que l’urgence de cette reconnaissance serait bien les prémices d’une conscience.
Et tenter alors cette amitié avec nous même devant nos ratés, nos échecs, nos peurs quand nous nous découvrons être si peu de chose et tant à la fois.
Quand nous découvrons notre misère et notre dignité.

A notre disposition il y a la marche, la nature, le crissement des cailloux sous nos pas, les essences enivrantes des arbres, les traces furtives des chevreuils et des renards.

Il y a notre respiration qui cherche l’harmonie dans l’ascension, notre coeur qui s’affole et qui se calme quand enfin nous nous accordons chacun à notre rythme intime, que nous abandonnons l’idée que nous nous faisons de devoir réussir à atteindre quelque chose, que nous nous mettons dans cette position d’entendre notre voix intérieure, désenclavée de toutes les pensées que nous avons de nous-mêmes et des autres.

Il y a aussi le silence qu’impose l’effort physique, puis le goût que nous y prenons pour faire de la place ou retrouver cette place qui nous attend, avec patience, tendresse, force.

Puis de retour au gîte, ensemble, à votre écoute, il y aura la parole qui viendra enfin, balbutiée, hésitante, juste peut être une syllabe, encore moins, un son et enfin toute la phrase, lecteur.
Concerto, symphonie, poésie, rap, qu’importe.

Et peut-être un jour, viendra le dire, votre dire, celui qui fait le lit de qui vous êtes, comment vous êtes, où vous êtes, index de cette vitalité retrouvée qui vous traverse, hors des cadres, hors des champs, hors des clans, hors des masses et des groupes, hors des identités, hors des réseaux, enfin. 

Je ne sais pas ce qui vous mènera jusque moi, quel incident de votre quotidien, quel héritage de vos ancêtres, quel secret à dire enfin, quel deuil, quelle séparation, quelle maladie traversée ou quelle envie juste d’être avec vous, lecteur, de vous rassembler.

Je ne sais pas comment résonne votre rire, ni ce qui fait battre votre désir, je ne sais rien de vous, pas plus que vous ne savez quelque chose de moi.

Pour autant, nous ferons cet effort incroyable et majestueux de nous approcher et de nous rencontrer.

A bientôt,

Laurence Bertagnol

Dédicace

A ma sœur, qui entre autre, m’a appris à marcher et à lire une carte IGN au 25 millième,
A ma mère, à mon père,

A tous ceux qui m’ont entendu, que la grâce soit sur eux,

Au Collège Clinique Lacanien de Marseille,

A tous ceux et celles que j’accompagne là où un chemin est à dire.

Vous êtes intéressé(e) par une retraite spirituelle près du Ventoux, du Pays de Sault, ou ailleurs dans la région ?
Contactez Laurence Bertagnol par téléphone uniquement.